La séptima vida

...o el gato así lo espera/teme

La Gaviota, de Silvio Rodriguez

Il est fort probable que vous ne connaissez pas le chanteur cubain Silvio Rodríguez. Il est un vrai icône de la musique latino-américaine. Voici une traduction plutôt maladroite d'une des ses chansons.

D'abord, les paroles en espagnol:

Corrían los días de fines de guerra.
Había un soldado regresando intacto,
intacto del frío mortal de la tierra,
intacto de flores de horror en su cuarto.

Elevó los ojos, respiró profundo, 
la palabra cielo se hizo en su boca,
y como si no hubiera más en el mundo,
por el firmamento pasó una gaviota.

Gaviota, gaviota, vals del equilibrio, 
cadencia increíble, llamada en el hombro.
Gaviota, gaviota, blancura, delirio, 
aire y bailarina, gaviota de asombro.

¿A dónde te marchas, canción de la brisa, 
tan rápida, tan detenida?
disparo en la sien y metralla en la risa,
gaviota que pasa y se lleva la vida.

Corrían los días de fines de guerra, 
pasó una gaviota volando, volando 
tan lento como un tiempo de amor que se cierra,
imperio de ala, de cielo y de cuándo.

Gaviota, gaviota, vals del equilibrio,
cadencia increíble, llamada en el hombro,
gaviota, gaviota, blancura, delirio,
aire y bailarina, gaviota de asombro.

Corrían los días de fines de guerra,
pasó una gaviota volando 
y el que anduvo intacto rodó por la tierra,
huérfano, desnudo, herido, sangrando.

Et voici ma traduction :

Lors des jours de fin de guerre
il y avait un soldat qui retournait intact.
Intact du froid mortel de la terre,
intact des fleurs d'horreur dans sa chambre.

Il a levé ses yeux, respiré profondément.
Le mot "ciel" s'est fait dans ses lèvres,
et, comme s'il n'y avait d’autre au monde,
une mouette a traversé le firmament.

Mouette, mouette, valse de l'équilibre,
cadence incroyable appelé à l'épaule.
Mouette, mouette, blancheur, délire,
air, ballerine, mouette de l'étonnement.

Où est-ce que tu pars, chanson de la brise,
si rapide, si détenue ?
Tir à la tempe et mitraille au rire,
mouette qui traverse et entraîne la vie.

Lors des jours de fin de guerre,
une mouette traversait en volant, en volant,
doucement, comment un temps d'amour qui se ferme,
empire de l'aile, du ciel et de quand.

Mouette, mouette, valse de l'équilibre,
cadence incroyable appelé à l'épaule.
Mouette, mouette, blancheur, délire,
air et ballerine, mouette de l'étonnement.

Lors des jours de fin de guerre
une mouette est passée, en volant,
et ce qui venait intact roulait par terre,
orphelin, nu, blessé, sanglant.

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